Côte d'Ivoire/Rugby : Bléou Aka, préparateur physique de l’équipe nationale parle de son sport

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Côte d'Ivoire/Rugby : Bléou Aka, préparateur physique de l’équipe nationale parle de son sport

Côte d'Ivoire/Rugby : Bléou Aka, préparateur physique de l’équipe nationale parle de son sport

Dans le cadre de l’avènement d’un championnat national professionnel de rugby annoncé pour la saison prochaine en Côte d’Ivoire, le média Afrikipresse a rencontré le préparateur physique de l’équipe nationale Bléou Aka Jean-François. Formateur au sein de la Fédération ivoirienne de rugby (FIR), il donne des explications concernant ce changement. Il tente de briser le stéréotype selon lequel le rugby serait un sport dangereux.


Comment expliquez-vous que le rugby soit un sport peu connu et moyennement fréquenté des Ivoiriens ?

 

Ce n’est pas peu connu comme vous le pensez. Le rugby a son public, il a ses initiés. Le rugby est comme une drogue lorsqu’on est l’un des initiés, on ne peut plus s’en passer. Il a son public, tout comme le football. Certes, au niveau de la Côte d’Ivoire, nous ne sommes pas aussi populaires que le football mais nous avons notre public à nous qui est très attaché à ce sport.

 

Vous qui êtes également de la fédération ivoirienne de Rugby, parlez nous du championnat national de rugby ....

 

Nous avons effectivement un championnat national de rugby qui ne se déroule pas dans l’anonymat comme certains pourraient le penser. C’est un championnat des seniors et même bientôt, il y aura deux championnats : l’un de 1ère division et l’autre de 2ème division. À partir de l’année prochaine, il y aura également le championnat des moins de 18 ans. Ceux qu’on a appelés les U18. Il y'aura aussi le championnat de ceux de 14 ans et de 12 ans. Le championnat des tout-petits au niveau des centres. Vraiment, voyez-vous que tout se passe bien.D’ailleurs à partir de l’année prochaine, le championnat ivoirien va passer d’amateurs à un championnat professionnel.

 

Concernant les tout-petits, en plus de l’équipe nationale, comment cela se déroule ?

 

Ils sont issus des centres de formation et c’est dans ces centres que vont émerger les joueurs de demain, qui feront la fierté de toute la Côte d’Ivoire. Nous avons donc six centres en Côte d’Ivoire : à Abidjan sud et nord, au centre avec le centre de formation de Yamoussoukro dont je suis le premier responsable. Puis, viennent ensuite ceux de Bouaké, Divo et Abengourou.

 

Pour l’opinion publique nationale, le rugby est vu comme un sport dangereux , surtout après l’accident au championnat du monde de rugby en 1995, de Max Britto joueur ivoirien qui depuis lors, a perdu l’usage de ses quatre membres ?

 

Ce fut un accident regrettable mais depuis 1995, contrairement au football, il n’y plus eu d’accident d’une telle ampleur au niveau du rugby. Ce qui n’est pas le cas au niveau du football comme je vous l’ai dit. Et même au niveau de plusieurs autres sports. Depuis 21 ans, c’est le seul blessé grave au niveau du rugby. Et depuis cette période au niveau des instances internationales du rugby, des règles du jeu ont été revues et corrigées afin qu’un tel accident ne se reproduise plus. Des nouvelles dispositions qui sauvent et protègent beaucoup les joueurs. Vous-même vous le constatez, après l’accident qui est arrivé à notre compatriote Max Brittto, il n’y a n’en pas d’autres.

 

Un dernier mot sur le championnat qui sera désormais professionnel ?

 

Le président de la fédération et toute son équipe sont en train de s’y atteler. Vous le constaterez de vous-même en 2017.

D'où provient l'info

  • Source : afrikipresse.fr
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  • Date de publication :
  • Dernière mise à jour : Sam, 31 Dec 2016 à 19h 21
  • Contacter l'auteur : news@mondialsport.net

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